Revue de presse
Quoi de plus décourageant qu’une revue de presse matinale ?
Je plonge des deux yeux horrifiés dans les lignes relatant l’attentat de Moscou. Le massacre, toujours inutile et insensé, de citoyens innocents est invariablement vécu comme un drame absolu et injuste. En France, en Espagne, en Belgique ou en Russie poutinienne. Je suis instantanément renvoyée à ma mémoire des attentats perpétrés sur le sol français par des fous d’un Dieu. Je me souviens parfaitement de ce mercredi 7 janvier 2015, à l’école, avec un technicien informatique, nous étions restés pétrifiés d’incrédulité. Je me souviens parfaitement du 13 novembre 2015, jour d’horreur absolue. Je n’oublierai pas Samuel PATY. Je n’oublierai pas Dominique BERNARD. Collègues. Assassinés. Absurdité d’un fanatisme qui tient sous son emprise une certaine jeunesse aveuglée.
Kate ! Kate a un cancer. Zut alors. Oui, je comprends la futilité d’une telle information dans le déferlement des tragédies mondiales, mais, une princesse, quoi. La princesse contemporaine, bien loin de celles de nos enfances attendries par les narrations dont les issues toujours espérées ne nous décevaient jamais. Ces enfances en quête de princes charmants, révolues, effacées.
Guerre en Ukraine. Rien de neuf. On meurt. On tue.
Haïti. « Urban Operations » servies sur le plateau de la froide réalité.
Laurent de BRUNHOFF est mort ! Le père putatif de Babar est mort. Décidément, le sort s’acharne contre nos enfances radieuses. Babar ! le vert adoré. La trompe gaillarde. La couronne du roi des enfants. Je glisse dans l’entonnoir de ma mémoire littéraire, je tourne les pages, je suis une petite fille. J’aime Babar.
Politique. No comment. Si, tout de même ! Les rassemblés nationalistes vont voter ! Et nous ?
François BAYROU est réélu à la tête du MODEM. Ou, comment faire du vieux avec du vieux …
Guerre Israël/Hamas. No comment. Pas de si, tout de même.
Monde. La planète brûle ou se noie sous des eaux furieuses, au choix. Une puissance impérialiste ( expression un temps surannée, un temps seulement …) joue des coudes en mer de Chine. Les régimes autoritaires emprisonnent à tour de bras de fer. Les faibles sont toujours plus faibles et les puissants plus puissants.
Et puis, « Sakura » l’instant lecture plaisir. L’imaginaire se teinte de rose pâle délicat, de joie pure mais fugace. Cette mer, rose cerise, un bref instant, transporte les esprits. Et, soudain, je pense à MISHIMA.

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5 jours
Tagged"blog de retraitée", "Choses vues 1847-1848", littérature, opinion, Victor HUGO