Tapis rouge !
Samedi 16 août 2025.
Le tapis. Rouge hémoglobine dégoulinante. L’affreux Toto à la mèche tintinesque et au teint orange sanguine a encore frappé. Frappé, mais mou, très mou. Il a trouvé plus roué que lui, le vieux tyran vieillissant des steppes de moins en moins glacées.
Ah ! le petit théâtre de Guignol ! Sans les rires enfantins ni les applaudissement de remerciements.
Dans le castelet improvisé, maison des deux Guignol, in « The Land of the Midnight Sun », point de gourdin pour punir le méchant, seule la cravate grand guignolesque, rouge colère froide, en guise de nœud papillon, pendouille en étendard berné. Point de têtes de bois pour nos deux acteurs d’opérette funeste, plutôt deux têtes à grandes claques, l’une grimaçante, semblant au bout de son rouleau, l’autre bronzée, façon toast, dans la même direction finale.
Ah ! Les coups de bâton qui se perdent dans le brouhaha des voix journalistiques tentant les questions essentielles. Mais le tyran, d’une nation pourtant si grande, est sourd ! Ses grimaces attestent de sa sénilité avancée. « La vieillesse est un naufrage ! », heureusement, pour eux aussi.
En lieu et place du gourdin promis à grand renfort de menaces à l’obsolescence programmée, comme dans le cultissime « Mission Impossible » (le vrai), « cette bande s’autodétruira dans cinq secondes », Tapis rouge !
Tapis rouge pour le despote brutal !
Autrefois, le tapis fastueux pour les grands, aujourd’hui, le tapis délavé pour les criminels.
Peut-être, pourrions-nous, Français, ne pas trop la ramener après nos iniques tapis rouges, comme par exemple, pour un ancien sanguinaire syrien, ou pour son tout nouveau « concitoyen » au passé tout aussi ignoble, ou encore pour un dictateur pharaonique, et pour d’inamovibles tiroirs caisses africains, … Bref, je poursuis… Des actes présidentiels, je ne me sens pas coupable.
Donc, notre Toto, pour un instant réfrigéré par l’air alaskien, pourfendeur de l’ordre international, érigé en sauveur de veuves mais pas d’orphelins, sur son tapis, attend son Gnafron.
Et l’impossible se produit. Toto, un temps ou pour toujours guignolesque, applaudit.
Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap !
Le monde a la berlue. Toto descend prudemment la passerelle de son Air Force One en s’agrippant à la rampe (comment prévenir les chutes chez les personnes âgées ?), tandis que son acolyte du sommet plat, quasi sautille de jubilation sur la sienne. Tout un symbole pour le monde ébahi. Toto s’avance, foule la carpette soudain ternie, se tourne vers l’assassin moscovite et tape des mains, comme un géronte devant sa soupe, tandis que le peuple ukrainien vomit la sienne devant les écrans.
Clap-Clap ! Des prisonniers ukrainiens faméliques rentrent chez eux, enveloppés dans l’étole magnifique et magnifiée, jaune soleil, bleu azur.
Clap-Clap ! Un Volodymyr vieilli, court un monde sans issue, homme fatigué, usé.
Clap-Clap ! Violente et mortelle attaque sur le marché de Soumy.
Clap-Clap ! Après huit ans de captivité sur le territoire du vieil ogre, un jeune Ukrainien retrouve sa patrie.
Clap-Clap ! A Kherson, une ambulance civile est touchée par un drone.
Clap-Clap ! De jeunes volontaires assemblent des tentes de camouflage pour les soldats au front.
Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap ! Clap-Clap !
Nobel de la honte pour l’affreux Toto à la mèche tintinesque et au teint orange sanguine !

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2 jours
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