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Saga Mini, saison 2.

Samedi 14 février 2026.

La date n’est pas cochée sur mon calendrier, dans tous les cas, pas celle-ci. J’ai entamé allègrement mon quatrième mois, bien évidemment pas de grossesse … Quatrième mois sans mon véhicule, toujours incroyablement immobilisé chez le garagiste.

Après un long voyage en bateau, avec à la barre le garagiste, je perds mes nerfs. Je perds mes nerfs !

Tout a donc commencé le 7 novembre 2025 par l’accident de la circulation. Aile arrière gauche et pare-choc emboutis par une conductrice que ne regardait pas devant elle.

L’expert a conclu que mon véhicule était économiquement réparable mais en procédure VGE (véhicule gravement endommagé). Dont acte.

J’ai eu beau contacter à plusieurs reprises le garagiste, malheureusement agréé par mon assurance, pour m’enquérir de l’avancée des réparations, les réponses étaient toujours les mêmes. « J’ai d’autres clients (sic, cliente, le suis aussi), je sous-traite la carrosserie, nous serons en congés annuels pendant les vacances de Noël, ne m’appelez pas, c’est inutile, votre véhicule ne sera prêt que fin janvier et je vous ferai signe. »

J’ai donc pris mon mal en patience malgré le très large dépassement des 30 jours de durée usuellement admise pour une réparation automobile.

J’ai marché. J’ai pédalé. J’ai pris le bus. J’ai pris le train. J’ai traîné, comme une forçat(e), mon sac de courses. On peut aussi croire aux points positifs d’une telle situation. Je n’ai pas acheté d’essence depuis si longtemps, j’ai beaucoup pris l’air hivernal froid ou glacé mais toujours bénéfique pour le teint. J’ai fait figure de modèle en matière de mobilités douces. Soit.

29 janvier, donc, en somme en toute légitimité, j’appelle le garagiste car de son côté rien, nada. Sans se démonter (ceci n’est pas un jeu de mots), il m’annonce tout de go qu’une pièce est introuvable et que les réparations sont stoppées. Je fulmine ! Attendre trois mois pour s’apercevoir qu’une pièce est introuvable, un comble ! Je perds donc VRAIMENT mes nerfs et lui annonce que je vais demander le remboursement de, mes frais de transport, mon assurance automobile inutile, et demander une indemnité d’immobilisation. Il souffle au bout du fil, en a marre, se lamente et soudain reporte la responsabilité de cette fâcheuse situation sur le dos de l’expert. Après tout, il n’est que le garagiste ! Je manque de m’étrangler. Ce malotru semble ignorer qu’il est astreint à quelques règles contractuelles.

30 janvier, 9h49, dès le saut tardif du lit, j’appelle l’expert. Je lui ai quand même réglé 400 euros pour suivre cette fichue procédure VGE. Bien entendu, comme dans une cour de récréation agitée, c’est pas lui, c’est l’autre. Comprendre, le garagiste … Mes nerfs m’ayant lâchée depuis un moment, je le menace avec quelques articles de Codes. C’est triste, j’en suis consciente, mais ce truc semble le seul à vraiment fonctionner lors de litiges.

30 janvier, 11h26, c’est à nouveau l’expert (on voudra bien noter le laps de temps écoulé entre les deux appels …). Et la magie a opéré. Il a trouvé la pièce sur un site espagnol. On croit rêver. Je crois rêver ! Il m’indique qu’il va envoyer les photos au garagiste pour vérifier le modèle. Il me promet de suivre mon dossier avec toute l’attention requise (précédemment, non ?) et m’assure coller un post-it avec mon numéro de dossier sur son ordi. Rouge ! Le post-it, je rétorque. Il se marre, je me marre aussi, mais plutôt jaune du coup.

Conclusion. Saga Mini, saison 2. Ou, comment prendre une femme désemparée pour une perdrix de l’année (version polissée …).

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