Billets

Le Tribunal des flagrants délires*

Jeudi 22 mai 2025.

Ce titre, surgi brusquement de ma mémoire à la lecture de la presse en ligne me ramène des années en arrière, au temps « béni » des humoristes totalement loufoques et libres, l’absolu givré Pierre DESPROGES, en tête. Je farfouille sur le Net et tombe, par hasard, sur une série de France Inter consacrée aux réquisitoires désopilants sinon effrontés du procureur dudit Tribunal, au combien cultissime. Certes, la langue soutenue y est malmenée et les propos n’y volent pas toujours bien haut, mais ce Tribunal était furieusement anti-politiquement correct, résolument drôlatique bien que désormais daté voire scabreux.

Ah ! Pierre DESPROGES, roi du verbe, maître des jeux de langue plus dingues les uns que les autres, expert de la diatribe hilarante, adorateur de son « public chéri ». Ne peut être DESPROGES qui veut, on le constate tristement aujourd’hui depuis la diffusion en direct et en mondovision du nouveau tribunal médiatique ovale où les prévenus défilent, plus ébahis les uns que les autres, sans aucune envie de rire, même jaune.

Les accusés malgré eux, sans avocat même mangeur de morue même « le plus bas d’Inter », sont ratatinés dans le fauteuil, à droite du procureur général mondial auto-proclamé, l’affreux Toto à la mèche tintinesque et au teint couleur agent orange, soi-même. Oui, Toto est le nouveau procureur mondial en chef.

C’est le « prévenu » Volodymyr ZELENSKY qui essuie les plâtres de ce tribunal d’un genre nouveau, 100 % made in USA, exempt de droits y compris de douane. Dans un délire pseudo politico-diplomatique d’une bêtise crasse, notre contemporain et prétendu procureur de pacotille, finalement le plus minable d’entre tous, éructe ses accusations nauséabondes, erronées, menaçantes, le tout à la face d’un monde, pour sa part encore démocratique, ébahi. Ses réquisitions, jetées au visage de l’homme, vieilli par la guerre, ne font rire personne sinon, peut-être, un certain tyran des steppes glacées sans doute lui-même au bout de son rouleau.

Comme dans la fameuse émission radiophonique, notre Toto procureur entame une saga.

Deuxième épisode donc ou plutôt audience. Sur le fauteuil de l’accusé, sans présomption d’innocence, Cyril RAMAPHOSA. Son crime ? Présider aux destinées de l’Afrique du Sud. L’affaire est grave. Le procureur, dans un superbe effet de manches mais sans aucun humour, n’est pas DESPROGES qui veut, exhibe des vidéos, des photographies, des preuves. Des crimes odieux ont été commis, des noirs ont tué des blancs. Musk est témoin de la partie civile. De défense, point. La scène, absolument inimaginable, surpasse en tout, les meilleurs scénarios de sketchs humoristiques. On pourrait rire, rire, comme je rigole en écoutant les délirants réquisitoires desprogiens, mais non, l’incrédulité totale supplante le comique, la consternation la drôlerie, l’indignation le spectacle. Définitivement grand-guignolesque.

A qui le tour ? Euh … non, la comparution …

Le Tribunal des flagrants délires*, émission de radio satirique française, années 80.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La tentation *

2025-05-20

En savoir plus sur Radiée des cadres, et après ?

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture