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Jour de vote et lendemains de gueule de bois

La première vague du tsunami politique a déferlé sur nos plages aux Lumières mourantes.

L’enfant gâté de la République, celui qui a cassé son si beau jouet, tel un Saccard zolien siffle la deuxième manche. C’est « La Curée » parlementaire. Ne nous restait plus qu’à nous enivrer jusqu’à la migraine, la nausée, la gueule de bois carabinée.

Nous assistons, sonné(e)s, à ce dépeçage, non pas d’un Paris glorieux, mais d’une vieille France politique, lasse, maladive, en soins palliatifs. Les spéculateurs d’opérette s’agitent. Ils vocifèrent. Ils parient sur des alliances d’opportunité qui font frémir. Ils veulent tous un gros morceau du gâteau électoral !

La nausée ne me quitte pas.

Le tribun aux diatribes populistes et ravageuses reprend du poil de la bête. Il veut en croquer, lui aussi, du gâteau.

Un certain front, l’autre doit se retourner dans son histoire, se met en branle. A des fins purement électoralistes. On prend les mêmes, ceux qui s’étaient gravement fâchés un peu plus tôt dans leur historiette politique, et on recommence ! Grand tour de manège. Petitesse de tactique. Ils vont, ces sagouins, flétrir, souiller la couleur espoir et celle, plus douce, du bonbon. On en avale des couleuvres. Grosses, les couleuvres.

Les phalangistes de tout bord, exultent. Grands seigneurs, tombeurs de nos idéaux, ils recrutent à tour de bras qui veut bien se fourvoyer en Facho Land.

La droite républicaine choisit d’être bête, abjecte en définitive. Bête. Abjecte. Circulons, y’a rien à voir !

La nausée ne me quitte pas.

BLM annonce à la populace une baisse de 10 à 15 % des tarifs de l’électricité … en 2025, tarifs qui vont augmenter de 11,7 % le 1er juillet 2024. Ah ! La farce grotesque ! Les pigeons battent frénétiquement des ailles. Les dindons glougloutent rageusement.

La nausée ne me quitte pas.

Nous pourrions nous réjouir de cette pantomime. Rire, même, devant ce petit théâtre de marionnettes grimaçantes et gesticulantes. Mais, je pense à ma France et j’ai envie de pleurer.

La peur me gagne, aussi. J’ai peur. J’ai vraiment peur.

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