L’homme de Césarée*
Samedi 1er août 2026.
Bon, je poursuis l’épuisement de la pile des livres d’occasion …
D’où, « L’homme de Césarée ». Roman historique, un genre que j’apprécie particulièrement car j’aime l’Histoire et l’imaginaire développé autour de personnages, tout droit sortis de notre passé, auxquels les spécialistes du genre prêtent des paroles, des émotions, des actes, inventés, ou pas.
L’époque de la narration, l’Empire romain. L’héroïne, Cléopâtre Séléné, fille de Cléopâtre VII et Marc Antoine, souverains déchus, violemment emportés par le flux de l’histoire antique.
J’en profite pour me replonger dans les dates, les noms, les faits, pour améliorer mes connaissances de cette période, c’est ce qui m’attire aussi dans les romans historiques, mais, pas que.
Je me rends compte, un peu stupidement, en parcourant la bibliographie de l’auteure que l’opus lu est le troisième volume de la série « La reine oubliée », pas grave, il se lit heureusement de manière autonome.
Je découvre donc la période de vie de « Séléné » qui la conduit vers son futur conjoint Juba II, roi de Maurétanie, ses premières années de « reine africaine ». Oui, car il s’agit bien de Césarée dans l’Algérie actuelle et non de la Césarée de Judée.
Je me plonge ainsi, dans la vie romaine de l’enfance de cette « regina », prisonnière de ses glorieux ravisseurs, la généalogie familiale d’Octave, les coutumes de cette époque, les personnages historiques célèbres ou non, les édifications architecturales de l’époque romaine, puis les péripéties résolument romancées de sa vie de jeune femme mariée, dotée de goûts bien arrêtés, de désirs, de pensées obsessionnelles de revanche, enfin sa vie de jeune mère et celle des chagrins.
J’ai lu tout cela sans déplaisir comme on lirait un roman de gare. Sans passion non plus car le style est lisse, on ne souffre ni sur le vocabulaire, hormis peut-être historique, ni sur la grammaire, sans rudesse d’accès. De la littérature qui n’a pas vocation traverser les siècles, me semble-t-il. C’est le point de vue historique qui accroche l’attention quand on apprécie la matière. Mais, ce point de vue est strictement personnel.
Par contre, j’ai particulièrement apprécié les incises contemporaines présentant des objets de l’époque antique conservés au Louvre, notamment, comme dans un lien de vérité avec la narration romancée. S’en est suivi un jeu de piste numérique ardu pour tenter de les retrouver.
Par exemple,
… « 25. Importante fibule en or en forme d’arc, avec épingle dans la masse. Époque romaine.
L : 8 cm. 800 / 1 500 … ».
Les notes de l’auteure sont également instructives, par sa vision du roman historique et par ses recherches principalement architecturales ou iconographiques, celles-ci lui ont permis de donner vie à des personnages oubliés du monde antique, oubliés, et donc, ressuscités littérairement très librement.
Pour conclure, un objet littéraire que j’ai consommé sans aucun ennui, sans passion non plus.
* « L’homme de Césarée », de Françoise Chandernagor. Édition Albin Michel. 2021.
N.B. Pour le plaisir des yeux et des oreilles,

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