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Symétrie

Des nourrissons, des enfants, des mères, des pères, des familles, sauvagement assassinés le 7 octobre. D’autres enlevés pour servir de monnaie d’échange ou de boucliers humains. Certains, déjà morts sous les bombardements.

Des nourrissons, des enfants, des mères, des pères, des familles, aveuglément bombardés depuis le 7 octobre. Nombreux, morts sous les décombres ou errant sans futur dans les ruines d’une étroite bande de néant.

Symétrie humaine. Des nourrissons, des enfants, des parents, des familles.

Et deux sinistres compteurs dont les tours nous rappellent invariablement la folie humaine.

Symétrie de la mort. Perte, douleur, larmes, effacement, dans la barbarie ou la fureur de la guerre.

Symétrie des images. Du sang, des cendres, des ruines.

Une cause, ancienne, obstinée, peut-être empêchée par les fantômes de la Shoah, dont les soubresauts entrouvrent épisodiquement les yeux des nations, attend.

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